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La loi anti fessée reçoit une claque!

Par May Maybibou, à 10h41 dans Autres articles | 2 commentaires
Xavier Bertrand met un revers à la proposition de loi de la député UMP et pédiatre Edwige Antier.
  Les murs des maisons Françaises ont tremblé cette semaine! Quoi une loi anti fessée? Mais comment va t-on faire pour garder un semblant d'autorité sur nos enfants maintenant?

Il suffirait donc que de cela pour ébranler le fonctionnement de toute une famille?
Les rumeurs allaient même encore plus loin, la possibilité de mettre en place une police anti fessée

Apparemment cette proposition de loi ne fait pas l'unanimité alors que beaucoup de pays Européens tels que la Suède ont déjà mis en place une telle loi contre les châtiments corporels infligés à tous les enfants!

Sur maybibou.fr  on s'est posé cette question:
A partir de quel âge l'enfant a t-il le droit de recevoir une fessée?

Et si la fessée était la solution à la désobéissance fréquente des enfants, Pourquoi les enfants qui reçoivent la fessée continuent à faire des bêtises de la même façon, un jour ou deux jours après?

Les pédiatres le disent: La fessée n'est pas LA solution 

Aldo Naouri, célèbre pédiatre dit cette phrase que je trouve assez juste tirée du figaro cette semaine :
La fessée, comme toute autre forme de châtiment corporel fût-il une tape sur la main , doit être proscrite. Il n'est pas question de battre un enfant. C'est attentatoire à sa dignité et au respect qui lui est dû. Et d'ailleurs, que répond l'enfant quand il reçoit une fessée ? "
« Même pas mal !"
Culotte bio anti fesséeSympa, non? La culotte anti fessée?

Il n'est pas question de réduire les droits des parents!

Cette loi est juste une façon de faire comprendre aux parents, qu'il n'y a pas de bonne fessée!

De son côté Marcel Rufo, pédiatre affirme dans le Figaro:

"Plus que jamais, alors qu'on fête les 20 ans de la Convention des droits de l'enfant, il faut rappeler que la fessée ne sert à rien et que battre un enfant est toujours un signe de faiblesse."

Maîtriser son affect, parler, expliquer et ne surtout pas péter les plombs, pour ne pas regretter ensuite son geste!

Car il ne faut pas se voiler la face, chaque parent regrette après avoir donné une fessée à son enfant, et l'enfant le sait bien!
On dirait qu'on tourne en rond, et que la fessée croit résoudre alors qu'elle ne résoud rien!

Il semblerait maintenant que cette loi ne soit pas prise au sérieux par notre ministre!

Et vous qu'en pensez vous?
A la recherche de témoignages pour compléter l'article.

May;-)

Un ptit tour sur la boutique des bébés écolos et naturels?
maybibou.fr

Commentaires

1. Par Schlabaya, le 28 nov 2009 à 15h42
Schlabaya

Très intéressant, je suis justement en train de rédiger un article au sujet de ce projet de loi inabouti. Lorsque vous citez les propos respectifs d'Aldo Naouri et de Marcel Rufo, vous oubliez cependant de dire que tous deux, pour opposants qu'ils sont à la fessée, estiment que cela ne doit pas faire l'objet d'une loi. Ce en quoi je leur donne personnellement tort.

2. Par Sébastien, le 30 nov 2009 à 15h23
Sébastien

Il est vrai que la fessée n'a probablement aucune vertu pédagogique et qu'elle survient généralement en désespoir de cause, par énervement excessif. A ce moment précis, "il faut savoir se maîtriser, discuter et expliquer". C'est certain, j'en suis conscient. Il faut également que l'enfant y soit disposé, ce qui est rarement le cas, car il est lui même souvent dans un état d'excitation ou de colère. Mais l'énervement et la colère existent et font parti de la vie quotidienne, enfants comme adultes. L'enfant peut aussi comprendre à ses dépends ce que provoquer la colère de ses parents (et des autres !) peut engendrer. Fesser un enfant est probablement une marque d'irrespect, mais c'est également très souvent l'irrespect de l'enfant qui amène la fessée.

Ce qui me gène un peu, c'est de mettre au même niveau "la tape sur la main" et "battre son enfant". Autant les adultes peuvent se permettre de faire de la rhétorique à ce sujet, autant pour un enfant cela n'a rien a voir, et la justice ne s'y trompe d'ailleurs pas.

Légiférer sur ce sujet me semble pire que la fessée elle-même pour l'enfant (je ne parle pas de la maltraitance, il y a déjà des lois contre ça) : imaginons que mon voisin porte plainte parce qu'il me voit fesser mon enfant. Les relations de voisinage deviennent invivables, sans parler d'éventuelles peines prévues alors par la justice. L'enfant ne sent-il pas responsable de la situation, sachant qu'il a été lui-même acteur (totalement involontaire) de la scène ? Au pire, un enfant ne peut-il pas profiter d'une telle situation ? Et là, j'aimerais qu'on m'explique le côté pédagogique de l'affaire.

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